Hannah Arendt 0


Synopsis

1961. Hannah Arendt est une philosophe américaine respectée. Elle est juive d’origine allemande et a fui l’Allemagne nazie en 1933. Elle est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour assister au procès d’Adolf Eichmann, criminel de guerre nazi responsable de la déportation de millions de juifs. Ses prises de position quant au procès, aux motivations et à la personnalité d’Eichmann et à l’implication des institutions juives d’alors lui attirent de vives réprobations et d’inimitiés non seulement parmi les rescapés de la Shoah, mais aussi parmi ses proches. Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à une incompréhension et provoquent son isolement.


Hannah Arendt,
de Margarethe von Trotta,
avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer,
Allemagne, 1h 53min

 

Avis Cinélangues

Un an après le procès d’Eichmann à Jérusalem, Hannah Arendt écrit La banalité du mal dans lequel elle remet en question l’idée que le génocide des juifs ait été perpétré par des « monstres ». Cette idée, à l’époque, avait créé la polémique, certains analystes l’ayant interprétée comme une justification des atrocités commises par les nazis. La philosophe défend la thèse selon laquelle ces « monstres », tels Eichmann, étaient en fait des hommes n’ayant plus le sens du bien et du mal, soumis à un système qui ne leur demande que d’obéir. Hannah Arendt exige, en particulier face à ses étudiants, la nécessité de continuer à « penser » par soi-même, c’est-à-dire à s’interroger sur soi, sur ses actes, sur la norme, seule condition pour ne pas sombrer dans cette « banalité du mal ». La réflexion philosophique de l’élève de Heidegger traverse le temps et garde une force actuelle, particulièrement auprès des jeunes générations.

 

Thème : Lieux et formes de pouvoir / L’idée du progrès (cycle terminal)

Public conseillé: Lycée

Didactisation et documentation

Share