Le Ruban blanc 0

 

Synopsis

Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L’histoire d’enfants et d’adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans… D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?


Le Ruban blanc (Das Weiße Band – Eine deutsche Kindergeschichte),
avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch,,
de Michael Haneke

Avis Cinélangues

Une atmosphère lourde de mystères et d’angoisses pèse d’emblée sur la dramaturgie. Le film très esthétique en noir et blanc nécessite une préparation qui analyse d’office les mécanismes pervers d’une éducation déformée qui peuvent mener vers le crime. Une éducation néfaste crée une atmosphère de menace et de soupçons. D’une part, l’éducation est imprégnée de violences et d’humiliations : tous les enfants du village vivent dans un mélange de crainte, de respect et de haine des autorités. D’autre part, l’éducation stricte et puritaine les conduit à la dureté, l’intolérance, l’esprit de vengeance et au mépris de soi. Le spectateur reste à l’extérieur et suit les investigations du jeune professeur.
Il est mis à nu que la maltraitance par les adultes blessent durablement l’intégrité et la dignité de l’enfant. Haneke, sans le dire explicitement, voudrait montrer que cette problématique dépasse le simple cadre de la famille : elle concerne l’ensemble de la société puisque les anciennes victimes peuvent devenir des bourreaux obscurément désireux de se venger. On pense forcément aux horreurs du nazisme quelques années plus tard, ces enfants devenus adultes.

Le film s’intègre dans le Programme culturel de Terminale : Lieux et formes de pouvoir (Sociologie et économie ; Histoire)

Documentation

Share